|
J’en
suis venue à me poser la question après avoir lu plusieurs articles sur
l’adultère (notamment sur le site des vingtenaires). S’agit-il de l’acte en
lui-même, de ce qui en découle presque inexorablement, ou bien les deux à la fois ?
De même quel est le seuil à partir duquel on considère qu’il y a
tromperie ? Evidemment je ne prétends pas avoir ces réponses, elles
varient selon les personnes. Je dirais même que cela varie selon les couples.
Parce que c’est bien beau d’avoir des idées, des principes quand on est
célibataire ; mais quand on est en couple parfois l’opinion évolue.
Bien
sur cet article n’a aucune prétention, si ce n’est explorer un point de
vue : le mien. Si vous voulez en débattre ou exposer un autre avis, les
commentaires sont là pour ça ! Bref, j’ai toujours pensé que la véritable
tromperie n’était pas dans le fait d’embrasser, ou de coucher avec quelqu’un
d’autre que son « officiel ». L’idée est valable pour une nana comme
pour un mec, je ne vais pas me lancer dans le débat « qui trompe le
plus ». Je n’en sais rien, et je m’en moque. Bref, pour moi tromper
physiquement son partenaire est secondaire. Bon je vais pas me leurrer, ça ne
fait pas spécialement plaisir. Mais je pense que dissimuler la tromperie
physique par une ruse ou un mensonge est moins excusable qu’une erreur, qu’une
faiblesse. Enfin avant tout chose, soyons clair sur le type de
« tromperie ». Il y a deux cas possibles. Soit il s’agit d’une erreur
d’un soir, le mec dans un moment de faiblesse a couché avec une nana de
passage ; soit il s’agit d’une relation régulière, une maîtresse ou un
amant bien précis. Je m’occuperai plus du premier cas, car dans le deuxième, je
pense qu’il y a obligatoirement tromperie physique ET morale, car pour une
relation cachée qui dure je pense que le mensonge est systématique. Mais
passons. Concentrons nous sur le premier cas qui est moins figé. Bien sur il y
a le mec (ou la nana) qui trompera volontairement en étant pleinement conscient
et sans état d’âme. Celui-là avouera peut-être à sa partenaire qu’il l’a
trompé. Avec des regrets ? Je ne pense pas. Ou peut-être qu’il lui
mentira. Ce que je pense davantage. Mais dans cette catégorie on pourra aussi
trouver le mec qui a fait une erreur, qui a trop bu et qui s’est laissé entraîner,
bref le mec qui ne pensait pas tromper sa copine et qui a des remords. Celui-là
(le plus intéressant soit dit en passant) pourra (je pense) avoir deux
comportements assez compréhensibles. Première hypothèse : il dit tout à sa
copine, et selon moi il l’aura peut-être tromper physiquement, mais après tout
on s’en fout, car il le regrette, et il n’a pas chercher à effacer, à se
cacher. Il assume la responsabilité de ses actes. Et là il n’y a pas de
tromperie morale. Pour moi, un mec qui avoue (et rapidement, pas 6 mois après),
qui regrette vraiment, pourra être pardonné plus facilement. De plus c’est
plutôt une preuve de maturité et de respect que d’assumer ses actes. Deuxième
hypothèse : il ne dit rien. Pour moi c’est à ce moment là qu’il trompe
vraiment sa copine. En lui cachant la vérité, en inventant toutes sortes
d’excuses pour nier ou cacher ce qui n’est au final qu’une erreur tout à fait
humaine. Alors après ça dépend aussi des couples, il y en a qui se sont plus ou
moins mis d’accord (de façon tacite) sur le fait de ne rien dire pour ne pas
faire souffrir l’autre. Mais est-ce que ce n’est pas pire de ne pas savoir, de
s’imaginer des trucs alors qu’il n’y a pas lieu ou des trucs bien pire ?
Bon c’est sûr c’est pas évident de digérer une telle nouvelle. Mais finalement
il vaut mieux avoir été trompée une fois, par faiblesse que tout au long d’une
relation et de ne rien savoir. Enfin c’est mon avis. Maintenant c’est aussi pas
mal de ne pas être trompée du tout. Mais à défaut… En plus on n’est pas à l’abri
de tromper nous même notre partenaire. Bien sur je pars du
principe : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que
l’on te fasse ». Donc si jamais je trompe mon mec (quand j’en ai un), je
vais lui dire. Je voudrais qu’il me le dise, donc je fais pareil. Après il y a
les façons de faire, et sa réaction. Mais advienne que pourra, il saura la
vérité, et mes regrets. Si ça doit être la fin et bien ça le sera. C’est
triste, peut-être, mais je préfère une courte vérité douloureuse, à une longue
vie de mensonge. Parce que quand on commence, on ouvre la porte à beaucoup
d’autres cachotteries. Enfin jusqu’à présent je n’ai jamais trompé mes
partenaires. Je n’ai pas spécialement eu de difficulté à rester fidèle.
Peut-être une question de caractère. Je préfère aussi rompre quand ca ne va
plus (et qu’il n’y a rien à faire pour améliorer les choses), plutôt que de
continuer en « faisant semblant » que tout va bien. Je ne crois pas
non plus avoir été trompée (en même temps rien n’est jamais sûr) mais j’ai vécu
la situation de « maîtresse ». Je suis sortie une fois avec un mec
quasi-marié. Il ne l’était pas officiellement, mais vivait depuis plus de 10
ans avec sa nana. Bon notre histoire n’a pas duré bien longtemps parce que j’ai
arrêté les frais. Je ne me sentais pas vraiment bien dans ce rôle. Enfin
j’avais surtout des remords pour cette fille, et puis je n’étais pas accro à ce
mec (car sinon je sais pas si les remords l’auraient emporté).
Alors
où commence la tromperie pour vous ? Que feriez-vous dans ces situations ?
Existe-t-il une solution, une situation idéale ? Je ne pense pas, mais je
ne détiens pas la vérité. Peut-on passer l’éponge ? Est-ce vraiment une
épreuve ? A voir… |